L’essentiel à retenir : Avec environ 416 000 exploitations recensées en 2020, la baisse des effectifs agricoles se poursuit inexorablement. Cette mutation profonde inquiète, car aujourd’hui, un seul jeune s’installe pour trois départs à la retraite. Saisir cet enjeu démographique permet de mieux comprendre l’urgence de soutenir la relève pour garantir l’avenir de nos assiettes et de nos terroirs.
Face à la mutation visible de nos paysages ruraux, vous vous demandez sûrement combien d’agriculteurs en france en 2024 continuent de cultiver la terre avec ferveur. Nous avons épluché pour vous les statistiques officielles et les tendances de terrain pour dresser un portrait fidèle de cette profession en pleine transformation, bien au-delà des simples tableaux Excel. Vous découvrirez dans ces lignes la vérité sur l’hémorragie des exploitations, mais aussi la force économique insoupçonnée du secteur et l’énergie vitale des nouveaux arrivants prêts à relever le défi alimentaire.
- Combien d’agriculteurs en France en 2024 : le vrai décompte
- Portrait-robot de nos paysans : qui sont-ils vraiment ?
- 89 milliards d’euros : la force économique de nos terres
- Demain, qui prendra la relève dans nos campagnes ?
Combien d’agriculteurs en France en 2024 : le vrai décompte
Après des décennies de mutations, les chiffres tombent enfin pour dresser un état des lieux sans détour de nos campagnes.
Le nombre d’exploitations en activité sur le territoire
Le dernier recensement agricole de 2020 affiche un total de 416 346 fermes actives. Ce chiffre confirme une baisse drastique que nous observons tous dans nos campagnes bretonnes. Pour comprendre cette chute, consultez les données de l’INRAE sur la démographie agricole.
La métropole compte environ 390 000 structures, tandis que l’Outre-mer en recense 27 000. La Guyane fait figure d’exception avec une légère hausse, mais chaque territoire subit cette érosion différemment. C’est une réalité géographique disparate.
Derrière ces statistiques froides, le visage de nos terroirs change profondément. Les petites fermes familiales s’effacent au profit de structures toujours plus vastes. C’est un mouvement de fond indéniable. On ne peut plus l’ignorer aujourd’hui, même depuis mon jardin du Finistère.

La distinction entre chefs d’exploitation et main-d’œuvre
Il faut bien distinguer les 431 497 actifs non-salariés recensés par la MSA début 2024 des salariés agricoles. Le statut change radicalement la donne au quotidien. L’indépendance reste le moteur principal de nos paysans, malgré les difficultés.
Le volume de travail global repose désormais sur plus de 1,3 million d’emplois au régime agricole. Les sociétés intègrent souvent des co-exploitants pour partager la charge. Si cela vous tente, découvrez comment devenir agriculteur rapidement.
La répartition des rôles a évolué pour maintenir la production nationale. Voici comment s’organisent les forces vives sur le terrain actuellement :
- Les chefs d’exploitation majoritaires portent la responsabilité financière.
- Les salariés permanents en hausse compensent les départs.
- Les saisonniers indispensables sauvent souvent les récoltes.
- Le rôle des co-exploitants en GAEC sécurise l’activité.
Une érosion constante des effectifs depuis quarante ans
En 1980, nous comptions 1,2 million d’agriculteurs, contre environ 400 000 aujourd’hui. Les années 80 semblent bien loin quand on regarde ces courbes descendantes. La chute est brutale mais prévisible depuis longtemps.
La fin des petites structures s’explique par une course effrénée à la rentabilité économique. La surface moyenne a grimpé à 69 hectares en 2020. L’agrandissement devient la norme face aux marchés mondiaux.
Cette mutation transforme notre rapport à la terre et à l’alimentation locale. Je le vois bien ici, les haies disparaissent parfois pour faciliter le passage des grosses machines.
En quarante ans, la France a perdu plus de la moitié de ses fermes, transformant radicalement le visage de nos paysages ruraux et la gestion de nos terres nourricières.
Portrait-robot de nos paysans : qui sont-ils vraiment ?
Quand on cherche à savoir combien d’agriculteurs en France en 2024 nourrissent le pays, on tombe sur des tableaux Excel. Mais au-delà des statistiques froides, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes qui se lèvent à l’aube ?
Une présence féminine qui s’affirme dans les champs
On oublie trop souvent que 26 % des chefs d’exploitation sont des femmes. Elles ne sont plus ces ombres invisibles d’autrefois. Aujourd’hui, leur légitimité s’impose naturellement sur le terrain.
C’est souvent elles qui portent les projets de vente directe ou de diversification. Ces pionnières réinventent le modèle agricole avec audace. Elles retissent ce lien si précieux avec le consommateur.
Fini le simple rôle d’épouse sans statut officiel. Les choses ont enfin bougé. Elles sont aujourd’hui actrices de leur destin professionnel. C’est une avancée sociale majeure pour le monde rural.
Le défi du vieillissement et la pyramide des âges
Les cheveux gris dominent largement sur les tracteurs en 2024. Avec une moyenne d’âge dépassant 51 ans, l’expérience est là, mais la relève presse. On sent l’urgence monter dans les étables.
Plus d’un quart des exploitants a déjà soufflé ses soixante bougies. C’est une véritable bombe à retardement démographique. Le départ massif de cette génération approche à grands pas.
Certains territoires risquent de devenir de tristes déserts agricoles. Le non-remplacement est un vrai sujet politique. Un seul jeune s’installe pour trois départs. Il faut agir vite pour sauver nos campagnes.
89 milliards d’euros : la force économique de nos terres
Pourtant, malgré la baisse du nombre de bras, la puissance financière de notre agriculture reste un pilier de notre souveraineté.
La valeur de la production nationale hors subventions
Vous réalisez ? 89,3 milliards d’euros générés en 2024, hors subventions. C’est un chiffre colossal qui prouve que La richesse véritable pousse bien dans nos champs, concrètement, sur notre sol.
Les céréales et le vin mènent la danse économique. D’ailleurs, ces cultures rappellent parfois nos plantes miracles pour votre foie, alliant tradition et poids financier lourd dans la balance commerciale.
On peut être fiers : la France reste le premier producteur de l’Union européenne. Nos terres ont une valeur inestimable pour tout le continent. C’est une fierté nationale de nourrir nos voisins, malgré les difficultés.
Une productivité accrue malgré la baisse des bras
Pour compenser les départs, la technologie prend le relais. Robots et drones surveillent désormais les parcelles. La modernité s’installe dans chaque hangar français pour épauler ceux qui restent au travail.
Côté rendements, les grandes cultures tiennent bon face aux aléas. Les chiffres restent stables ou progressent selon les années. La performance technique est au rendez-vous, prouvant le savoir-faire de nos agriculteurs.
Produire autant avec moins de monde, c’est le grand paradoxe. C’est une réussite économique, mais un défi social immense. La machine remplace-t-elle l’homme ? Vous voyez le problème, cette course à la productivité interroge.
Demain, qui prendra la relève dans nos campagnes ?
Le futur se joue maintenant, dans la capacité de notre système à attirer de nouveaux visages.
Le ratio préoccupant entre départs et installations
Quand on analyse Combien d’agriculteurs en France en 2024, on compte une installation pour trois départs. Le déséquilibre est flagrant. Le renouvellement est en panne dans de nombreuses régions.
Il faut identifier les freins comme le foncier et le capital. S’installer coûte une fortune. C’est un mur pour beaucoup de jeunes.
Heureusement, plusieurs leviers existent pour soutenir ces vocations :
- La DJA (Dotation Jeune Agriculteur) ;
- Les aides régionales spécifiques ;
- L’accompagnement des chambres d’agriculture ;
- Les dispositifs de portage foncier.
L’émergence des nouveaux profils hors cadre familial
Les projets NIMA (Non Issus du Milieu Agricole) se multiplient. Ils apportent un regard neuf. La passion les pousse souvent à tout quitter.
On valorise les micro-fermes et le maraîchage bio. C’est un modèle qui séduit. Regardez par exemple que planter sur une butte de permaculture.
Ces nouveaux arrivants ne cherchent pas seulement un métier, ils cherchent un mode de vie en harmonie avec la nature, souvent loin des standards de l’agriculture industrielle.
Au-delà des chiffres et de cette baisse constante, n’oublions pas l’essentiel : l’humain. Avec un seul installé pour trois départs, le défi est immense pour nos campagnes. Mais l’espoir germe avec ces nouveaux profils passionnés. À nous de soutenir ceux qui, chaque jour, prennent soin du vivant pour garnir nos assiettes.


