Potager en permaculture avec épinards et chou Kale plantés en septembre

Que planter en septembre au potager en permaculture

L’essentiel à retenir : septembre marque le véritable lancement des récoltes d’hiver avec des semis résistants comme la Claytone de Cuba ou les épinards. Cette période charnière exige surtout de ne jamais laisser le sol nu : l’installation d’un paillage ou d’engrais verts maintenant garantit une terre vivante et fertile pour le printemps prochain.

Vous redoutez peut-être que l’abondance joyeuse du jardin ne s’éteigne avec la fin de l’été, laissant vos planches de culture tristement vides et vulnérables face aux premiers frimas ? Pourtant, savoir exactement que planter en septembre au potager permaculture constitue le levier le plus efficace pour transformer cette arrière-saison en un véritable second printemps, riche en promesses culinaires. Des semis de verdures résistantes aux stratégies de paillage nourricier, je vous livre mes retours d’expérience concrets pour prolonger votre autonomie alimentaire et préparer un sol vivant qui traversera l’hiver en douceur.

  1. Les semis incontournables de septembre pour des récoltes d’hiver
  2. Préparer le terrain : la clé d’un sol vivant pour 2027
  3. Au-delà des légumes : penser le jardin dans sa globalité
  4. L’art de la succession : optimiser l’espace et les associations
  5. Mes coups de cœur et astuces de permacultrice pour septembre

Les semis incontournables de septembre pour des récoltes d’hiver

Panier de légumes d'hiver avec choux et racines issus des semis de septembre

Les légumes-feuilles qui n’ont pas peur du froid

Septembre est le moment parfait pour lancer les salades d’hiver. Si vous cherchez que planter en septembre au potager permaculture, commencez par là. Le sol est encore chaud, ce qui aide à la germination. Je mise sur les laitues d’hiver et la roquette.

Mettez aussi l’accent sur les épinards d’automne sans hésiter. C’est une valeur sûre pour des récoltes généreuses avant les grosses gelées.

Le chou Kale reste mon champion absolu de l’hiver au jardin. Sa productivité est folle et il se moque bien des attaques de la piéride du chou.

Les racines à lancer maintenant pour le printemps

Les légumes-racines profitent de la chaleur résiduelle du sol pour s’installer. Ici, le ‘‘Navet de Nancy’ et les radis noirs prennent leurs aises. Ils s’ancrent pour durer.

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Voici mon astuce pour les radis roses à cycle court. Je sème en décalé pour garantir des récoltes continues de radis toute la saison. Un petit rang chaque semaine suffit pour ne jamais en manquer.

Dans nos régions à climat doux, on peut même tenter un dernier semis de carottes primeurs. C’est un pari gagnant pour le début du printemps suivant.

L’ail, l’oignon et les légumineuses : le trio gagnant de l’arrière-saison

Planter de l’ail en septembre est une astuce que j’adore partager. Le but n’est pas d’avoir de grosses têtes, mais de récolter de l’aillet frais au printemps. C’est un vrai délice.

Les oignons blancs et les poireaux s’enracinent tranquillement avant l’hiver. Ils prennent de l’avance pour un démarrage rapide au printemps.

Pensez aussi aux fèves et aux pois pour l’azote. C’est tout à fait possible en climat doux ou sous abri pour une récolte précoce.

Préparer le terrain : la clé d’un sol vivant pour 2027

Ne laissez jamais votre sol à nu : le secret du paillage

Avant de vous demander que planter en septembre au potager permaculture, regardez vos pieds. Un sol nu est un sol qui souffre. Le paillage n’est pas une option esthétique, c’est une obligation vitale pour la terre.

Utilisez ce que vous avez sous la main : paille, feuilles mortes ou tontes séchées. Cette couverture protège des pluies battantes, garde l’humidité précieuse, limite les « mauvaises herbes » et nourrit le paillage biologique du sol.

Un sol nu est un sol qui meurt. À Koantiz, on le couvre comme on mettrait un manteau pour l’hiver : c’est une question de survie et de bon sens.

Nourrir la terre sans la retourner

Oubliez la bêche qui massacre les micro-organismes et la structure du sol. La méthode douce consiste à apporter simplement du compost mûr en surface. Laissez la pluie et la faune du sol faire le travail d’incorporation.

Utilisez plutôt la grelinette ou une fourche-bêche pour vos travaux. L’objectif est d’aérer la terre compacte sans jamais bouleverser ses couches, c’est la seule façon de respecter un sol vivant.

C’est le moment idéal pour savoir que planter après des pommes de terre, car cette culture libère souvent de grands espaces en septembre.

Les engrais verts, l’assurance-vie de votre potager

Les engrais verts sont la meilleure stratégie pour couvrir et enrichir les parcelles qui se libèrent. C’est un geste fondamental en permaculture pour préparer l’avenir sans épuiser vos réserves naturelles.

  • Légumineuses (féverole, vesce, trèfle) pour fixer l’azote de l’air.
  • Céréales (seigle) pour apporter du carbone et structurer le sol.
  • Phacélie pour son système racinaire dense et son effet mellifère.

Ce couvert végétal sera simplement fauché avant vos prochaines cultures. Il se décomposera sur place, nourrissant la terre en profondeur. D’ailleurs, il existe un bon mélange d’engrais verts adapté à chaque situation au jardin.

Au-delà des légumes : penser le jardin dans sa globalité

Une fois que le sol est choyé, on peut lever la tête et voir plus loin que le potager annuel. Si vous vous demandez que planter en septembre au potager permaculture pour le long terme, sachez que c’est un mois stratégique pour les plantations pérennes.

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Planter les fruitiers et petits fruits pour l’avenir

Profitez de la terre encore chaude de septembre pour planter les arbres fruitiers à racines nues ou en conteneur. C’est le moment idéal pour installer vos pommiers, poiriers et cognassiers dans le verger.

Leur enracinement sera bien avancé avant l’hiver. C’est un gain de temps précieux qui favorisera une croissance vigoureuse au printemps suivant.

Ne négligez surtout pas les petits fruits : framboisiers, groseilliers, cassissiers. Eux aussi adorent être plantés à cette période précise.

Récolter et conserver les derniers trésors de l’été

Rappelez-vous que septembre reste un grand mois de récolte. Pour vos courges, surveillez le signe de maturité infaillible : le pédoncule doit être totalement sec.

C’est aussi le moment de récupérer ses propres graines, véritable cœur de l’autonomie au jardin. Pensez aux tomates, aux haricots, au basilic et à vos laitues montées en graines.

Gardez un œil sur les patates douces. Leurs tubercules se forment maintenant et elles seront à récolter juste avant les premiers froids.

Planter des fraisiers et l’astuce anti-ravageurs

Les fraisiers plantés en septembre sont indiscutablement les plus productifs. Ils ont tout l’automne et l’hiver pour bien s’installer et développer leurs racines.

Votre première récolte au printemps suivant sera bien plus généreuse que pour une plantation printanière tardive.

Voici une astuce de permaculteur : associez les fraisiers avec de l’ail ou de l’oignon. Plantés à proximité, ils agissent comme des répulsifs naturels contre de nombreux parasites et maladies.

L’art de la succession : optimiser l’espace et les associations

Maintenant que l’on sait quoi planter et comment préparer le sol, il faut jouer au Tetris. La permaculture, c’est aussi l’art d’imbriquer les cultures dans le temps et l’espace.

Intégrer les nouvelles cultures au milieu des anciennes

Vous pensez qu’il faut attendre qu’une planche soit vide pour ressemer ? Erreur. La succession des cultures se joue en simultané. Je glisse mes semis d’épinards ou de mâche directement entre les pieds de tomates en fin de vie.

Ces vieilles cultures offrent un microclimat génial aux jeunes pousses. Elles les protègent du soleil encore mordant de septembre ou des premières bourrasques. C’est une aide gratuite inestimable en fin de saison.

La nature a horreur du vide, mais elle adore le recyclage. Utiliser les restes de l’été comme tuteur ou paillis pour les cultures d’hiver est l’exemple parfait.

Créer des guildes d’automne et d’hiver

Une guilde, ce n’est pas juste un terme savant. C’est une association de plantes solidaire où chacune aide l’autre à résister au froid qui arrive.

Concrètement, la mâche tapisse le sol au pied des jeunes arbustes pour garder l’humidité. Je plante aussi systématiquement de l’ail — un excellent protecteur — entre les fraisiers qui préparent leur production.

L’objectif est de créer un petit écosystème résilient. Chaque plante a un rôle à jouer pour soutenir ses voisines.

Le cas particulier de la serre en septembre

Attention, dans la serre, le chronomètre tourne vite. C’est le tout dernier créneau pour installer les cultures qui y passeront l’hiver et celles du début de printemps.

Il y a un piège oublié : l’arrosage. Le sol sous abri reste souvent sec comme de la pierre, même s’il pleut des cordes dehors.

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Il faut humidifier en profondeur pour réactiver la vie biologique. C’est une condition sine qua non, d’où l’importance de savoir bien arroser votre serre en hiver.

Mes coups de cœur et astuces de permacultrice pour septembre

La technique c’est bien, mais le jardinage c’est aussi une affaire de cœur. Voici quelques-unes de mes découvertes et habitudes ici, à Koantiz, pour ce mois charnière.

Mon alternative préférée à la mâche : la Claytone de Cuba

Tout le monde se demande Que planter en septembre au potager permaculture, et j’ai un vrai faible pour la Claytone de Cuba. C’est mon astuce pour changer de l’éternelle mâche.

Pourquoi je l’aime tant ? Elle est incroyablement productive en hiver, pousse vite, et ses feuilles charnues sont délicieuses en salade. Elle résiste aussi très bien aux maladies, supportant même le froid breton.

C’est une plante que je sème généreusement en septembre, directement en surface. Elle ne me déçoit jamais.

Les verdures asiatiques pour une touche d’originalité

Osez sortir des sentiers battus cette année. Septembre est un excellent mois pour tester les verdures asiatiques, qui poussent très vite et adorent la fraîcheur qui s’installe doucement.

  • La moutarde ‘Mizuna’ pour sa finesse incroyable.
  • La ‘Wasabina’ pour son petit goût piquant qui rappelle le wasabi.
  • La ‘Red Giant’ pour sa couleur pourpre et sa saveur relevée.

Elles se récoltent feuille à feuille et ajoutent du peps aux salades d’automne un peu tristes. Un vrai régal simple et rapide à réussir.

Ne jetez rien : la biomasse est une ressource précieuse

Voici une erreur qui vous coûte de la fertilité : tout arracher. La gestion de la biomasse est clé. Au lieu de « nettoyer » le potager, voir chaque plante en fin de vie comme une ressource.

Les tiges sèches de tomates ou de courgettes peuvent être laissées sur place. Elles abritent la biodiversité et nourrissent le sol en se décomposant, imitant le cycle naturel de la forêt.

Même mon chien Pomme participe, à sa manière, en aérant le sol… parfois là où il ne faut pas !

Septembre est un mois de transition passionnant au jardin. Entre les derniers semis d’hiver et le paillage protecteur, tout se joue maintenant pour l’année prochaine. Ne voyez pas l’automne comme une fin, mais comme une promesse. Ici à Koantiz, on s’active (et Pomme aussi !) pour offrir à la terre un repos bien mérité.

Que planter concrètement au potager en septembre ?

Septembre, c’est un peu la deuxième rentrée des classes du jardinier ! Ici, on mise tout sur les verdures qui n’ont pas peur du froid : les laitues d’hiver, la roquette et mes chouchous, les épinards d’automne. C’est aussi le moment idéal pour les racines comme les navets ou les radis noirs qui profiteront de la chaleur restante du sol pour bien s’installer.

Quels légumes d’hiver faut-il absolument lancer maintenant ?

Sans hésiter, le chou Kale ! C’est un vrai guerrier face au gel et il reste productif tout l’hiver. Pour changer de la mâche classique, je vous conseille vivement de tester la Claytone de Cuba. C’est une petite verdure incroyable, très productive et délicieuse, qui se ressème même toute seule.

Quel est le légume le plus rapide à pousser pour les impatients ?

Les radis roses (de 18 jours ou équivalents), sans aucun doute ! En septembre, la terre est encore chaude, ce qui booste leur germination par rapport au printemps. Mon astuce de gourmande ? En semer un petit rang chaque semaine pour en avoir tout le temps à croquer. C’est gratifiant et ça motive pour la suite.

Quelles associations de plantes privilégier en permaculture à la rentrée ?

En permaculture, on aime que les plantes s’entraident. En ce moment, j’adore planter mes fraisiers en les associant à de l’ail ou de l’oignon. Ces alliacées agissent comme des gardes du corps naturels contre les maladies et certains ravageurs. C’est simple, c’est du bon sens, et c’est terriblement efficace pour protéger vos futurs desserts.

Au-delà des semis, que faire au jardin en septembre ?

C’est le moment de nourrir le sol pour l’avenir ! Surtout, ne laissez jamais la terre nue : paillez avec des feuilles mortes ou semez des engrais verts comme la vesce ou le seigle sur les parcelles vides. Pensez aussi à récolter vos courges quand le pédoncule est bien sec (c’est le signe !) et à récupérer vos graines pour l’année prochaine. C’est ça, la vraie autonomie.
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