L’essentiel à retenir : Mars sonne le réveil du jardin en douceur par l’aération du sol à la grelinette et le lancement des semis, au chaud ou en pleine terre. Cette approche respectueuse préserve la vie souterraine pour offrir un potager résilient et productif. Notez qu’un simple griffage de 3 à 5 kg de compost par m² suffit à nourrir vos futures plantations.
Vous trépignez d’impatience devant vos sachets de graines, mais savez-vous exactement que faire au jardin en mars permaculture pour éviter les faux départs ? Ce mois de transition est souvent un casse-tête, car il s’agit de réveiller le potager sans brusquer la terre encore froide ni perturber la biodiversité qui s’y abrite. Je vous dévoile ici mes astuces de terrain pour réussir vos semis, gérer le paillage et tailler vos fruitiers, afin de garantir une saison d’abondance avec la simplicité joyeuse qui anime nos jardins.
- Préparer le terrain : la base de tout en permaculture
- L’heure des semis et des plantations a sonné
- Le verger et les petits fruits se réveillent
- Gestes de mars pour un jardin plein de vie et d’autonomie
Préparer le terrain : la base de tout en permaculture

Réveiller le sol en douceur, sans le brutaliser
Ici à Koantiz, on oublie la bêche qui massacre tout. Le but est d’aérer, pas de chambouler. Votre meilleure alliée reste la grelinette ou la fourche-bêche.
Le geste est technique : plantez, faites levier, mais ne retournez jamais la motte ! On décompacte juste pour faciliter l’enracinement et la circulation de l’eau. Si le sol est déjà meuble, ne faites rien.
C’est la seule façon de respecter la vie du sol et ses strates fragiles.
Le compost, l’or noir du jardinier permacole
Mars est le moment parfait pour nourrir le sol. J’utilise un compost bien mûr, à l’odeur de sous-bois. Il va nourrir la terre en douceur.
Étalez-le en surface pour les cultures gourmandes, sans l’enfouir. Un simple griffage suffit. Je vise 3 à 5 kg par mètre carré pour les vivaces. Suivez ce conseil selon les recommandations pour un jardinage durable de l’ADEME.
Gérer le paillis : faut-il tout enlever ?
Faut-il retirer le paillis ? Pour savoir que faire au jardin en mars permaculture, la réponse est nuancée. Pour les semis directs (carottes, radis), oui, dégagez la zone.
L’objectif est de laisser le soleil de mars réchauffer la terre pour aider la germination. Cela permet aussi de limiter les cachettes à limaces, qui adorent pondre sous le paillis au printemps.
Gardez ce paillis de côté, on le remettra plus tard.
L’heure des semis et des plantations a sonné
Une fois que votre terre est prête et commence à se réchauffer, l’impatience nous gagne. Si vous cherchez que faire au jardin en mars permaculture, c’est le moment de sortir les graines et les petits plants.
Sous abri, on prépare l’été
Pour les légumes frileux, mars est le mois des semis au chaud. On parle de serre, de véranda ou simplement d’un rebord de fenêtre bien exposé pour lancer la saison.
- Tomates (choisir des variétés précoces).
- Aubergines.
- Poivrons et Piments.
- Basilic (le compagnon des tomates).
- Physalis.
Rappelez-vous de bien étiqueter ses semis. C’est un conseil de base, mais on se fait tous avoir !
En pleine terre, les courageux prennent place
Tout ne se sème pas au chaud. Certains légumes préfèrent être semés directement en pleine terre.
Mars, c’est le mois des faux départs. On a envie de tout planter, mais la météo nous rappelle qui commande. La patience est la première qualité du jardinier permacole.
- Épinards.
- Radis.
- Carottes précoces.
- Pois.
- Fèves.
- Mâche.
- Roquette.
- Navets de printemps.
Pensez aussi à la plantation de l’ail, des oignons et des échalotes.
Les associations de culture, le secret d’un potager résilient
Comme les gens, les plantes ont leurs affinités. En permaculture, on utilise ces associations bénéfiques pour se protéger mutuellement et optimiser l’espace.
- Carotte et poireau/oignon (l’odeur de l’un repousse la mouche de l’autre).
- Laitue et radis (le radis est récolté avant que la salade ne prenne toute la place).
- Tomate et œillet d’Inde (l’œillet protège des nématodes).
C’est une des clés pour un jardin plus autonome.
Le verger et les petits fruits se réveillent
Le potager n’est pas le seul à s’activer en mars. Du côté des arbres et des arbustes fruitiers, il y a aussi quelques gestes importants à ne pas manquer.
La taille de mars : les derniers coups de sécateur
C’est la toute dernière ligne droite pour la taille des arbres à pépins et la vigne. Agissez vite avant que la sève ne monte trop fort dans les rameaux. Sinon, la cicatrisation sera difficile.
N’oubliez pas les actinidias, ces kiwis qui pleurent si on tarde trop. Vos rosiers et hortensias attendent également leur coupe de printemps. L’objectif est simple : nettoyer et aérer la structure. Cela stimule la future production de fruits ou de fleurs.
Pensez à bien désinfecter vos outils entre chaque arbre pour éviter de propager des maladies. C’est un geste sanitaire de base.
Planter les gourmandises pour les années à venir
Mars reste le mois idéal pour installer durablement vos petits fruits au jardin. Ils sont moins exigeants que les légumes annuels. Ils s’intègrent parfaitement dans un design de permaculture.
Misez sans hésiter sur des classiques comme les framboisiers, groseilliers, cassissiers, sans oublier les fraisiers et la rhubarbe. Ces plantes tolèrent souvent très bien la mi-ombre. C’est donc super pratique pour utiliser tous les recoins du jardin.
C’est le moment idéal pour penser à comment aménager votre jardin extérieur sur le long terme. Une bonne structure fruitière change tout.
Gestes de mars pour un jardin plein de vie et d’autonomie
Multiplier ses plants et récolter ses propres graines
L’autonomie commence par la patience. Si vous cherchez que faire au jardin en mars permaculture, pensez à laisser monter en graines vos derniers panais. Vous économisez sur les achats futurs tout en adaptant la souche à votre propre terre.
Côté multiplication, j’adore lancer les patates douces. Un morceau dans l’eau ou du terreau chaud, et hop, des lianes apparaissent. C’est magique. Ces techniques de bouturage restent la base d’un jardinage économique et résilient, surtout vu le prix des plants.
Accueillir la biodiversité : fleurs et auxiliaires
Ne voyez plus le potager comme une usine. C’est un écosystème vivant. Votre priorité ? Inviter les auxiliaires, ces pollinisateurs et prédateurs qui feront le travail de régulation naturelle à votre place.
La méthode la plus efficace ? Semer des fleurs partout. Les capucines sont géniales : on les mange et elles attirent les pucerons loin des fèves. Ajoutez des soucis ou de la bourrache. Ces fleurs rendent le jardin utile et beau.
Un jardin sans fleurs, c’est comme une fête sans musique. C’est triste et il manque l’essentiel : la vie.
N’oublions pas le balcon et les pots
Amis urbains, je ne vous oublie pas. Mars réveille aussi les balcons. Faites le tour du propriétaire : grattez l’écorce pour vérifier ce qui a survécu aux gelées.
Passez à l’action : nettoyez les pots au bicarbonate, grattez la surface pour aérer et ajoutez du compost frais. Semez vite ciboulette ou persil. S’occuper de ses plantes est une excellente façon de lutter contre le stress avec les plantes.
Mars, c’est le grand réveil à Koantiz ! Ne vous mettez pas la pression si tout n’est pas fait : au jardin comme dans la vie, la nature a son propre rythme. Profitez de ces premiers rayons pour observer, tester et surtout, prendre du plaisir les mains dans la terre. Kenavo et bons semis à tous !


