L’essentiel à retenir : bien que la terre soit meuble après la récolte, elle reste épuisée en nutriments. Il faut absolument éviter de replanter des solanacées comme les tomates pour stopper les maladies. Privilégier plutôt les légumineuses ou les engrais verts permet de régénérer le sol naturellement. Respecter cette rotation de trois ans assure la santé durable du potager.
Se demander que planter après des pommes de terre permaculture est légitime, car cette culture laisse le sol meuble mais terriblement fatigué. Pour éviter les maladies et ne pas épuiser vos réserves, il faut miser sur des successions spécifiques qui vont chouchouter votre terre. Je vous dévoile ici les légumes alliés et les erreurs à éviter pour garantir l’abondance de vos prochaines récoltes.
- Comprendre le sol après la récolte des patates
- Agir tout de suite : après les pommes de terre primeurs
- Préparer l’avenir : après les pommes de terre de conservation
Comprendre le sol après la récolte des patates

Pourquoi cette parcelle est une chance et un défi
La terre est merveilleusement meuble et aérée grâce au travail souterrain des tubercules. C’est un avantage énorme pour décider que planter après des pommes de terre permaculture. Mais elle est aussi « « fatiguée », car les pommes de terre sont voraces et ont puisé tout le potassium et l’azote.
Attention aux risques invisibles qui guettent sous la surface. Votre sol peut abriter des spores de maladies ou des parasites comme les doryphores. Ne pas y penser, c’est jouer avec le feu : le but est de briser les cycles parasitaires.
La règle d’or : les cultures à proscrire absolument
Voici la loi : ne replantez jamais de Solanacées ici. Je parle des tomates, aubergines, poivrons et piments, sans exception. Cette interdiction stricte reste valable pour au moins trois, voire quatre ans.
Élargissez cette méfiance aux légumes gloutons comme les choux ou les courges. Sauf, bien sûr, si un amendement très généreux en compost est prévu.
En permaculture, la règle est simple : ne jamais replanter la même famille au même endroit. Après les pommes de terre, on oublie donc les tomates et les aubergines pendant au moins trois ans.
Agir tout de suite : après les pommes de terre primeurs
Profiter de l’été avec des cultures rapides
On est fin juin, vos patates nouvelles sont récoltées. La terre est meuble et totalement libre. C’est une opportunité en or pour enchaîner immédiatement et ne surtout pas laisser le sol nu.
Voici mes favoris pour remplir le garde-manger avant l’automne :
- Les légumineuses comme les haricots verts, qui commencent déjà à enrichir le sol en azote.
- Les salades à cycle court : un assortiment de laitues d’été, de chicorées ou de roquette pour des récoltes échelonnées.
- Le fenouil, qui est peu exigeant et se plaît dans un sol déjà bien travaillé.
Penser déjà à l’automne et à l’hiver
Avec une parcelle libérée si tôt, on peut voir plus loin que l’été. C’est le timing idéal pour installer des poireaux d’hiver robustes. Vous pouvez même tenter des courgettes tardives. Attention, ajoutez une bonne dose de compost mûr au pied, car elles ont un appétit d’ogre.
Pensez aussi aux semis pour le printemps prochain, comme les fèves ou les pois. Si vous avez une petite serre, c’est le moment de préparer vos plants. Et si vous rêvez d’en avoir une, j’ai partagé toute mon expérience pour faire une serre durable soi-même.
Préparer l’avenir : après les pommes de terre de conservation
Mais que planter après des pommes de terre permaculture si la récolte est tardive ? Pas de panique, les solutions sont tout aussi intéressantes, elles sont juste différentes.
Les cultures pour une parcelle libérée tardivement
La récolte se termine souvent en fin d’été ou au début de l’automne. Le froid arrive vite, réduisant notre fenêtre de tir au potager. Il faut donc miser sur des plantes rustiques et adaptées.
Voici les candidats idéaux pour occuper le terrain avant les premières gelées :
- Les Alliacées : c’est le moment idéal pour planter l’ail d’automne, les oignons et les échalotes.
- Les légumes-feuilles d’hiver : la mâche et les épinards, qui germent même par temps frais.
- Les radis d’hiver […] et les navets d’hiver.
La meilleure approche : nourrir le sol avec les engrais verts
L’engrais vert reste la solution la plus vertueuse en permaculture ici. On ne cherche plus à produire, mais à nourrir la vie du sol. Cette couverture végétale protège la terre des intempéries hivernales. C’est un véritable investissement pour l’année suivante.
Mon réflexe après les patates de conservation ? Couvrir le sol. Un bon engrais vert, c’est comme offrir un manteau et un bon repas à votre terre pour l’hiver.
Semez de la vesce ou du trèfle incarnat pour fixer l’azote. La moutarde blanche, elle, va décompacter le sol en profondeur. Ce couvert sera simplement fauché au retour du printemps. C’est la base d’un jardin en bonne santé, une philosophie que j’applique partout dans mon jardin à Koantiz.
Vous l’avez compris, le pire après la récolte des pommes de terre serait de laisser la terre nue. Que vous optiez pour des haricots ou un engrais vert, l’essentiel est de chouchouter ce sol fatigué. À Koantiz, je vois cette rotation comme une promesse pour les récoltes futures. À vos outils !


